

La Slovaquie menace de bloquer le prochain paquet de sanctions de l'UE contre la Russie
La Slovaquie s'oppose aux sanctions de l'UE contre la Russie
Lors d'une séance parlementaire, le ministre slovaque des Affaires étrangères, Juraj Blanár, a déclaré que la Slovaquie bloquera le prochain paquet de sanctions de l'Union européenne (UE) à l'encontre de la Russie, à moins que le pipeline Druzhba, qui transporte le pétrole russe via l'Ukraine, ne reprenne ses activités.
Des menaces de blocage
Blanár a été cité par l'agence de presse TASR : "Si le pipeline Druzhba n'est pas remis en service et que le 20ème paquet de sanctions est déjà sur la table pour un vote, nous ne donnerons pas notre accord". Cela souligne la position ferme de la Slovaquie, qui dépend fortement des approvisionnements en pétrole russe.
Une situation d'urgence
La Slovaquie a déclaré un "état d'urgence pétrolier" depuis la mi-février, en raison de l'absence de flux de pétrole brut à travers le pipeline Druzhba depuis la fin janvier. En tant que membre à la fois de l'UE et de l'OTAN, le pays a obtenu une exemption des sanctions de l'UE contre la Russie, accordée en concert avec Kiev.
Des accusations de sabotage
Ukraine a affirmé que le pipeline Druzhba avait été endommagé par des attaques de drones russes. Cependant, le Premier ministre slovaque, Robert Fico, ainsi que son homologue hongrois sortant Viktor Orbán, ont remis en question cette affirmation. Bratislava, comme Budapest, a également demandé en vain une inspection indépendante du pipeline.
Les espoirs de reprise des flux de pétrole
En février, l'Ukraine avait laissé entendre qu'une reprise imminente du transit de pétrole était possible lorsque la Commission européenne avait présenté son 20ème paquet de sanctions. Cependant, depuis, les dates de reprise ont été régulièrement reportées, et la Slovaquie, avec la Hongrie, s'oppose à ce nouveau paquet de sanctions.
Le prêt à l'Ukraine maintenu
Malgré ces tensions, la Slovaquie ne prévoit pas de bloquer un prêt de 90 milliards d'euros (106 milliards de dollars) de l'UE à l'Ukraine, contrairement au gouvernement Orbán, qui a été évincé lors des récentes élections parlementaires. Blanár a déclaré : "Rien n'a changé à cet égard".
Les accusations de Fico contre l'Ukraine
Fico a longtemps accusé l'Ukraine de "chantage" concernant le pipeline Druzhba, car la Slovaquie a refusé de fournir des armes provenant de ses propres stocks militaires. Toutefois, le pays reste l'un des principaux soutiens de l'Ukraine, en fournissant des biens "non létaux" tels que des systèmes de déminage, des générateurs diesel et des fournitures énergétiques.
Un débat politique interne
Fico a également affirmé que l'Ukraine mettait en danger l'approvisionnement énergétique de la Slovaquie. Ses opposants le critiquent pour la conduite d'une politique "pro-russe", ce qui soulève des préoccupations au sein du pays et du reste de l'Europe.
Conclusion
La situation entre la Slovaquie, l'Ukraine et l'UE reste tendue, alors que les enjeux énergétiques et géopolitiques continuent de dominer les discussions. La Slovaquie semble déterminée à défendre ses intérêts énergétiques tout en naviguant dans les complexités du soutien à l'Ukraine dans le contexte des sanctions contre la Russie.
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