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Le président de la Fédération palestinienne de football s'oppose au vice-président israélien lors du Congrès de la FIFA
Politique

Le président de la Fédération palestinienne de football s'oppose au vice-président israélien lors du Congrès de la FIFA

Al Jazeera-30 avril 2026-559 MOTS
Lors du 76e Congrès de la FIFA, Jibril Rajoub, président de la PFA, a refusé de se rapprocher de Basim Sheikh Suliman, vice-président israélien, illustrant les tensions entre les deux parties. Susan Shalabi, vice-présidente de la PFA, a exprimé son indignation face à la situation, soulignant l'importance des discours sur les droits des Palestiniens. La PFA continue de contester la légitimité des clubs israéliens dans les colonies de Cisjordanie, tandis que la FIFA reste sur sa position de non-intervention.

Un moment de tension au Congrès de la FIFA

Le 76e Congrès de la FIFA, qui s'est tenu jeudi dernier, a été marqué par un incident significatif entre les représentants du football palestinien et israélien. Le président de la Fédération palestinienne de football (PFA), Jibril Rajoub, a refusé de se tenir aux côtés de Basim Sheikh Suliman, vice-président de la Fédération israélienne de football (IFA), lors d'une interaction orchestrée par le président de la FIFA, Gianni Infantino.

Un geste qui en dit long

Gianni Infantino a appelé les deux hommes à se présenter sur scène, mais Rajoub a catégoriquement décliné l'invitation de se rapprocher de Suliman, un citoyen palestinien d'Israël. Malgré l'effort d'Infantino, qui a posé sa main sur le bras de Rajoub pour l'inciter à avancer, le président de la PFA est resté ferme dans sa décision.

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Une déclaration forte

Après cet incident, Susan Shalabi, vice-présidente de la PFA, a commenté la situation auprès de l'agence Reuters : « Je ne peux pas serrer la main de quelqu'un que les Israéliens ont amené pour blanchir leur fascisme et leur génocide ! Nous souffrons. » Cette déclaration met en lumière les tensions qui persistent entre les deux parties, en particulier dans le contexte du conflit israélo-palestinien.

La réponse d'Infantino

En prenant la parole après Rajoub, Infantino a déclaré : « Nous allons travailler ensemble, président Rajoub, vice-président Suliman. Travaillons ensemble pour donner de l'espoir aux enfants. Ce sont des affaires complexes. » Cependant, cette tentative de réconciliation a été perçue par Shalabi comme un manque de considération pour le discours de Rajoub, où ce dernier avait plaidé pour que les clubs israéliens ne s'installent pas dans les colonies de Cisjordanie.

Un appel à l'action

Shalabi a exprimé son indignation face à la situation : « Être mis dans une position où l'on doit se serrer la main après tout ce qui a été dit, cela annule tout le sens du discours que le général Rajoub était en train de donner. » Elle a ajouté que Rajoub avait passé environ 15 minutes à expliquer comment les règles sont importantes, et comment cette situation pourrait établir un précédent où les droits des associations membres seraient violés avec impunité.

La position de la PFA

La semaine précédente, la PFA avait déposé un recours auprès du Tribunal arbitral du sport contre la décision de la FIFA de ne pas sanctionner Israël pour ses clubs basés dans les colonies de Cisjordanie. La PFA argue depuis longtemps que ces clubs, situés sur des terres que les Palestiniens revendiquent comme faisant partie de leur futur État, ne devraient pas participer aux ligues gérées par l'IFA.

La réaction de la FIFA

Le mois dernier, la FIFA avait annoncé qu'elle ne prendrait aucune mesure contre l'IFA ou les clubs israéliens, invoquant le statut juridique non résolu de la Cisjordanie selon le droit international public. Cette décision a été critiquée par de nombreuses voix au sein de la PFA, qui estiment qu'elle ignore le contexte politique et les droits des Palestiniens.

Conclusion

Ce moment au Congrès de la FIFA souligne les défis persistants auxquels sont confrontées les relations entre le football israélien et palestinien. Alors que les dirigeants sportifs tentent de naviguer dans ces eaux tumultueuses, les voix des Palestiniens continuent de faire entendre leur appel à la justice et à l'égalité.