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Les filles à la tête des équipes : un regain de confiance au concours Science Factor !
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Les filles à la tête des équipes : un regain de confiance au concours Science Factor !

26 mars 2026-702 MOTS
La finale du concours Science Factor a mis en lumière le leadership des jeunes filles dans des projets innovants. Avec 15 équipes dirigées par des collégiennes et lycéennes, les participantes ont partagé leurs expériences et surmonté leurs doutes. Ce concours, en imposant une fille comme cheffe d'équipe, vise à encourager l'égalité des genres dans les domaines scientifiques et à renforcer la confiance des jeunes femmes.

Une finale inspirante pour Science Factor

Le mercredi 18 mars, la finale du concours Science Factor s'est déroulée dans les locaux d'Engie à La Garenne-Colombes (92), où 15 équipes composées de collégiens et de lycéens se sont affrontées autour d'inventions utiles pour la société. Un aspect unique de ce concours : chaque équipe devait désigner une fille comme cheffe d'équipe.

Les projets innovants présentés

Parmi les projets, on a pu découvrir un cartable connecté, une IA pour faciliter l'apprentissage, ainsi qu'un dégustateur de frelons asiatiques. Ces jeunes leadeuses ont partagé leur expérience avec l'Étudiant, racontant comment elles ont surmonté leurs doutes et appréhensions.

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Ezzat-Dana : le cartable connecté

Ezzat-Dana, collégienne en 3e au collège Ouvoimoja de Passamaïnty à Mayotte (976), a présenté son projet de cartable connecté avec trois amis : "Nous avons voulu créer un sac muni d'un système pour éviter les oublis de matériel et réduire le stress que cela engendre." Après deux ans de travail, l'équipe est fière de dévoiler un prototype abouti. Cependant, pour Ezzat-Dana, le rôle de cheffe n'était pas une évidence : "Au début, j'avais un peu peur, j'appréhendais de ne pas être à la hauteur."

Sara et le Sargatorus

Sara, élève en 3e au collège Asselin de Beauville à Ducos en Martinique (972), a présenté le Sargatorus, un robot conçu pour manger les sargasses, ces algues qui polluent les plages de l'île. "Si on ne nous avait pas imposé de nommer une fille comme cheffe d’équipe, je ne me serais jamais portée candidate. Je pensais avoir moins de compétences qu'un garçon", avoue-t-elle.

Louison et Lucid

Louison, en terminale au lycée Henri Matisse à Vence (06), a présenté Lucid, une IA d'aide à l'apprentissage. "Je me suis sentie hyper fière de tout ce que nous avons accompli", déclare-t-elle. En tant que cheffe, elle a veillé à ce que chaque membre de l'équipe puisse s'exprimer. "Cela apporte une dimension supplémentaire à notre projet, en mélangeant les idées et en améliorant le résultat final."

Jeanne et Girls on Stage

Jeanne, élève en seconde au lycée Pierre Corneille à Rouen (76), a présenté Girls on Stage, une plateforme facilitant la mise en relation entre entreprises et lycéens pour les stages. "J’étais très contente d’avoir ce rôle et même un peu fière", précise-t-elle.

Un rôle de cheffe redéfini

Pour beaucoup de ces jeunes filles, être cheffe d'équipe ne signifie pas imposer des décisions. Lola, en seconde au lycée Duplessis Mornay à Saumur (49), n'a été cheffe que pour remplir des formulaires. Elle explique que toutes les décisions étaient prises ensemble : "Tout le monde était bien au sein de l’équipe parce que nous avons tout fait ensemble."

Un travail d'équipe

Lou, élève en seconde au lycée Saint-Paul à Charleville-Mézières (08), cheffe du projet Maindanslamain, a également constaté que "l’équipe fonctionnait sans hiérarchie, car les tâches étaient bien réparties".

Des défis à relever

Certaines jeunes filles ont dû gérer le mécontentement de camarades face à cette obligation. Sara confie : "Je comprenais leur réticence, mais j’ai réalisé que ce n’était pas de ma faute. J’ai juste saisi l’opportunité !"

Une initiative positive

Nommer des filles à la tête des équipes est une obligation imposée par le concours Science Factor. Pour Lola, c'est un choix positif : "Dans beaucoup de métiers, c'est un homme qui dirige. Je trouve donc important de mettre en avant les femmes."

Jeanne ajoute : "On n’est pas toujours encouragées à prendre des responsabilités. Cette initiative nous donne une réelle opportunité." De son côté, Louison regrette que cette obligation soit nécessaire, mais reconnaît qu'elle permet aux filles de s’exprimer dans un milieu scientifique souvent perçu comme masculin.

Un nouvel élan de confiance

Pour Sara, ce concours a été révélateur : "On nous fait croire que les filles ne peuvent pas faire les mêmes choses que les garçons. Mais maintenant, je sais que je peux aussi être cheffe. Ça m’a redonné confiance !"

Conclusion

Ces jeunes filles ont prouvé qu'elles sont capables de diriger et d'initier des projets innovants. Le concours Science Factor démontre ainsi l'importance d'encourager les filles à s'impliquer dans les domaines scientifiques et techniques, tout en favorisant l'égalité des genres dans les rôles de leadership.