

Une célébration de la vulgarisation scientifique
De l'exploration de la planète Mars à l'étude de l'ADN, en passant par l'économie et l'écologie, douze doctorants ont brillamment résumé leurs travaux de recherche en seulement trois minutes lors de l'événement 'Ma Thèse en 180 secondes' (MT180) à Lyon. Cet événement, inspiré du Three Minute Thesis (3MT) né au Québec, a pour objectif de rendre la science accessible et divertissante.
Un défi exigeant et captivant
Les participants ont eu pour mission de captiver un public de non-spécialistes, utilisant un unique support visuel tout en mettant de côté le jargon scientifique. Dans une ambiance de stand-up scientifique, chaque doctorant a tenté de convaincre un jury composé de chercheurs, de journalistes et d'autres acteurs du monde académique.
Un partenariat engagé
Depuis plusieurs années, Lyon Capitale s'engage comme partenaire média de cet événement, soutenant la voix de ceux qui façonneront la science de demain. Le concours démontre que la recherche peut être aussi passionnante qu'un spectacle, révélant des talents de vulgarisation qui rendent la science accessible à tous.
Les lauréats de la 13e édition
La finale lyonnaise de Ma Thèse en 180 secondes s'est tenue jeudi soir dans le Grand amphithéâtre de l'Université de Lyon, attirant un public de près de 500 personnes. Quatre prix ont été décernés :
- 1er Prix du jury : Sasha Darmon, doctorant en bio-informatique.
- 2e Prix du jury : Inès Torres Auré, doctorante en géologie.
- 3e Prix du jury : Elodie Corvaisier, doctorante en sciences économiques.
- Prix du public : Célia Lacomme, doctorante en écologie évolutive.
Présentation des projets lauréats
1er Prix : Sasha Darmon
Sujet de thèse : Développement de modèles et d’algorithmes pour la gestion des répétitions dans l’assemblage de novo de transcriptomes.
Résumé : L'ADN peut être comparé à un gigantesque puzzle. Cependant, chez certaines espèces, de nombreuses pièces sont identiques, ce qui rend leur analyse complexe. Sasha a développé des algorithmes informatiques pour démêler ces zones génétiques difficiles.
2e Prix : Inès Torres Auré
Sujet de thèse : Enregistrement sédimentaire de l'ancien Mars (Noachien).
Résumé : Inès étudie les environnements sédimentaires de Mars il y a environ 4 milliards d’années et les processus d’altération des roches liés à l’eau. Son travail contribue à la mission robotisée européenne ExoMars, prévue pour 2030, qui explorera des dépôts sédimentaires anciens à la recherche de biosignatures.
3e Prix : Elodie Corvaisier
Sujet de thèse : Normes sociales de genre, déplacements forcés et transformation des croyances dans des contextes de crise humanitaire.
Résumé : Elodie analyse comment les déplacements forcés dus aux attaques terroristes influencent les normes sociales de genre au Burkina Faso, notamment en ce qui concerne le mariage forcé et les mutilations génitales féminines. Son étude met en lumière le décalage entre les croyances personnelles et l'opinion collective, essentiel pour réduire des pratiques néfastes.
Prix du public : Célia Lacomme
Sujet de thèse : Comprendre les conséquences de l'anthropisation sur le microbiome intestinal, le pathobiome et la santé des babouins chacma.
Résumé : Célia se penche sur l'impact des perturbations humaines sur le microbiome intestinal et la santé des babouins chacma en Afrique du Sud, une espèce de primate dont la survie dépend de compréhension des changements environnementaux.
Des témoignages inspirants
De nombreux participants ont partagé leur point de vue sur l'importance de la vulgarisation scientifique :
- Aurélie Guinot : "La vulgarisation est un merveilleux outil d’information."
- Angèle Denis : "Je trouve important de mieux représenter les femmes dans les sciences."
- Claudia Schiavini : "C’est en partie ce qui m’a aidée à me projeter dans une thèse."
- Elise Cheynet : "Je veux rendre accessible ce que je fais."
Conclusion
Le concours Ma Thèse en 180 secondes à Lyon a prouvé que la science peut être un véritable spectacle, captivant le public tout en assurant la transmission des savoirs. Un événement qui offre une vitrine aux futurs chercheurs et un pont entre la science et la société.
